mercredi 29 juin 2011

Jour 13, épilogue


Un an de préparatif, de recherches sur des sites de Paris pour trouver soit des hôtels ou des appartements. Vérifier les disponibilités et les tarifs. Faire des premières sélections par éliminations. Au total six et ce fut Appartements Paris dans lequel nous avion retenu trois lieux. Nous arrêtons notre choix sur un appartement au nord et à huit minutes de l’Arc de Triomphe. Nous sommes en novembre 2010. Les billets d’avion  sont déjà réservés. Donc l’appartement à Paris c’est réglé. Nous commençons les recherches pour la Côte d’Azur. Nous ne voulions pas louer dans une grande ville, mais plutôt dans un village. Notre choix s’arrêta assez rapidement sur Villefranche-sur-Mer. Ce village était situé près des lieux que nous voulions visiter. À quinze minutes de Nice et à trente de Monaco. L’endroit était parfait. Par le plus grand des hasards je tombe sur le site de Riviera Expérience. Mais il s’adresse aux américains qui veulent prendre des cours à l’Institut de français de Villefranche-sur-Mer. Ils ont quatre appartements dans le village et une maison à l’extérieur. Je prends donc une chance et demande des renseignements. La réponse est favorable, ce n’est pas donné, mais on craque pour sa situation face à la mer et pour l’appartement. C’est réglé pour les deux endroits.

En février, un courriel arrive de Paris, l’appartement que nous avions choisi et dont la moitié était payé n’est plus disponible. Le propriétaire veut le récupérer. Déception! L’agence nous offre deux nouveaux choix et j’avoue aujourd’hui que ce fut une bonne chose, car le nouvel appartement est beaucoup mieux situé, dans Saint-Germain-des-Prés avec beaucoup plus d’activités. Nous pouvons passer à autre chose et c’est la réservation des billets de TGV. Car nous avons décidé de prendre le train entre Paris et Nice. Enfin réservation de la voiture et de la chambre à Marseille d’où nous repartirons. Ce fut un plaisir de préparer ce voyage et de visiter virtuellement les endroits que nous allions voir. Plusieurs kilomètres sur «Google Map» afin de vérifier les alentours des appartements et de découvrir des endroits moins connu. Bref un voyage avant le voyage.

Pourquoi Paris? Me diriez-vous. Paris est à mon humble avis parmi les plus belles villes du monde si ce n’est la plus belle. Ses monuments, son architecture, son histoire, ses petits cafés et ses restos lui ont donné ses lettres de noblesse. Nous avions préparé une liste prioritaire de choses à faire et à voir, mais nous avions aussi gardé du temps pour flâner au hasard des rues. Très bonne décision. Les plus grands ont peint Paris et les plus grands l’on aussi chanté. À tout moment on a l’impression qu’un Victor Hugo va s’assoir non loin de vous pour prendre son café et écrire quelques lignes sur une serviette ou qu’un Gauguin ou un Cézanne gribouille un dessin qui deviendra une toile célèbre. Paris c’est ça. Paris c’est aussi ses petites rues, ses boîtes de Jazz et ses théâtres. Paris c’est aussi la Seine, dans laquelle se mirent les belles dames de métal ou de pierre, mais aussi de chaire. Et si vous tendez l’oreille vous entendrez peut-être Piaf ou Aznavour. Qui sait, avec un peu d’imagination.

Pour ce qui est de la Côte d’Azur, nous voulions un endroit avec du soleil, la mer et le un ciel bleu et nous l’avons trouvé. Un magnifique petit village accroché à la montagne avec les pieds dans l’eau. Les différentes époques, médiévale, moyen âge et XIXe siècle se côtoient de façon équilibré. Ses couleurs pastelles se mélangent au bleu azur du ciel et au bleu de la Méditerranée dans une aquarelle douce et chaude. Ses odeurs du sud, son accent et surtout le calme des gens qui l’habitent. C’est le pays de la Lavande et du romarin, du rosée et du pastisse. C’est le pays de Marius et Fanny et de la pétanque. C’est surtout le pays du soleil. C’est aussi le pays de Marcel Pagnol qui nous a fait connaître ce coin de pays et qui disait : «De mourir, ça ne me fait rien. Mais ça me fait de la peine de quitter la vie.» Et moi je vous dirais avec l’accent: «De mourir, ça ne me fait rien. Mais ça me fait de la peine de finir ce voyage

mardi 28 juin 2011

Villefranche, jour 12


Aujourd’hui comme à l’habitude, l’ouverture du rideau métallique qui bloc le soleil, ne nous réserve aucune surprise. Le temps est magnifique. Nous décidons de rester dans le village et de profiter du temps qu’il nous reste pour aller à la plage et parcourir encore ce village. Les gens commencent à arriver à la plage vers 8h30 et comme tous les jours c’est un va et viens qui va durer jusqu’à 22h30. Nous allons petit-déjeuner au Point Kom non loin de l’appartement.

Je vous ais déjà parlé des gens de Villefranche, je vais vous parler un peu du village lui-même. C’est un lieu splendide. On arrive par le haut du village, plus XIXe siècle. Puis on descend vers la mer et nous passons près de la forteresse que nous n’avons pas eu le temps de visiter. Nous arrivons enfin sur la rue du quai. Le seul mot que je trouve à ce moment là, c’est Ouf! À notre droite la mer et ses nombreux voiliers, ses petites barques et à l’entrée de la baie un magnifique bateau de croisière dont la blancheur tranche avec le bleu du ciel et le bleu de la mer. Comme un trait d’union qui réunirait deux des plus belles choses de la Côte d’Azur. À gauche des couleurs pastelles attirent notre regard. C’est les maisons : des roses, des bleues, des oranges et des jaunes avec à leur rez-de-chaussée des restaurants et leur terrasse. On nous klaxonne, sans nous en apercevoir nous sommes presque arrêtés. Nous continuons et nous voyons des escaliers qui nous permettrons de monter à travers ces maisons qui déjà nous séduisent. La plage apparaît au bout de la rue. Une immense plage qui fait presque la moitié de la rade. À ce moment là, nous savions déjà que village nous manquerait lorsque nous partirons six jours plus tard.

Lors de notre installation, la propriétaire veut me montrer les fonctions de la télévision. Je lui dis alors : Qui a vraiment besoin d’une télé  lorsque que tu as une fenêtre de 7 pieds sur 4 ouverte sur la Méditerranée? Nous commençons donc notre visite et empruntons un des escaliers. En passant la première arche, c’est comme si nous reculions dans le temps et la première rue en est une de l’époque médiévale. Fascinante. C’est frais et sombre. Nous continuons notre ascension jusqu’à la rue suivante. Plus vivante et moyenâgeuse. Ah! Une pâtisserie-boulangerie. Je souris et je hume les parfums qui assurément vont se retrouver tôt ou tard dans mon assiette. Des restaurants, ou tôt ou tard je vais me retrouver devant leurs assiettes et des boutiques. Avant de reprendre notre montée, on se retourne et un magnifique tableau crée par l’union de l’homme et la nature nous apparaît. Un escalier, une arche médiévale et à travers elle, la Méditerranée. On ne dit rien, on regarde. Après quelques instants nous continuons notre montée. Je comprends pourquoi les gens qui vivent ici ne sont pas pressés, on ne peu pas courir il faut monter et surtout monter doucement, sinon vous n’arrivez pas en haut. Nous arrivons dans un secteur plus résidentielle et sur la place de l’église avec en son centre un très beau platane. (Arbre avec de larges feuilles dont l’écorce mince et lisse se détache par plaque). Nous montons le dernier escalier et nous arrivons dans le village plus récent (XIXe siècle) avec sa vie au quotidien et ses vrais résidents du village. Nous amorçons notre descente, beaucoup plus facile en sachant fort bien que nous allons revenir, car il y a plusieurs rue et ruelles à visiter.

Nous revenons vers l’appartement en longeant le quai et en se demandant sur qu’elle terrasse nous allons manger un peu plus tard : le Corsaire, le Trastevere, l’Oursin Bleu, la Mère Germaine ou un autre. Notre entrée est située à l’arrière et nous y accédons par, ben oui, un escalier. Un escalier bordé de fleurs qui parfume notre petite ascension. En entrant nous activons le rideau métallique qui monte tranquillement. Tient! Un autre bateau de croisière. Non, je ne changerais pas de poste de la semaine. Bonne lecture ;o)x  Mais c’est quoi cette ombre sur le muret du quai. Je me penche. Je savais qu’elle arriverait. Elle est là sous notre fenêtre… c'est notre dernière journée.

lundi 27 juin 2011

Villefranche-sur-Mer, jour 11


«Il était une fois un vieux village de belles pierres.
Il avait la forme d’un  bateau.
En Provençal, il s’appelait Sant Paou»
André Verdet

Un autre village qui figurait dans les choses à voir absolument était le village de Saint-Paul-de-Vence. Ce dernier est la preuve que la nature et l’homme peuvent faire de très belles choses. Après la chute de l’Empire romain, la Provence subira plusieurs invasions barbares. Cette insécurité forcera les paysans à se regrouper sur les hauteurs et qui donnera le nom de «villages perchés» à de nombreux endroits.

C’est au XI siècle que Saint-Paul vit officiellement le jour et c’est en 1482 qu’il devient français. Une légende voudrait que la Reine Jeanne 1ère aurait eu une aventure amoureuse avec un page. Un jour qu’elle alla à sa rencontre, elle le trouva poignardé. On dit que depuis ce temps éloigné, l’endroit serait fleuri d’aubépines rouges. Effectivement il y a énormément d’aubépines rouge sur le site du village.

Sa couleur et sa luminosité ont attiré de nombreux artistes. Surtout des peintres. À une certaine époque Saint-Paul accueille des artistes illustres tel que Matisse, Renoir et Modigliani. Aujourd’hui encore de nombreuses galeries d’art ont pignon sur rue. Le cinéma aussi est attiré par ses charmes. Yves Montant, Lino Ventura, Romy Schneider, Roger Moore et Tony Curtis pour nommer que ceux-là.

Je vous l’ais déjà dit, il faut être en forme pour visiter ces villages de montagnes aux ruelles montantes et tortueuses, mais tellement pleine d’histoire. C’est l’heure de l’apéro et nous nous installons sur la terrasse d’un bistro, sur la place du village ou se déroule une partie de pétanque. Sport national du sud de la France. Bien installé sous les platanes, nous espérons une bonne engeullade, à savoir qu’elle boule serait la plus près du cochonnet. Mais se sera pour une prochaine fois. Et nous n’avons pas entendu la célèbre phrase : Alors! Tu tire ou tu pointe?

Cette fois-ci nous avons encore utilisé le train et l’autobus pour se rendre au Village. Sauf que l’Office du tourisme nous avait dit : À la sortie de la gare de Cagne-sur-Mer vous prenez l’autobus 400. «Pas plus dure que ça». L’autobus venant de passer il nous fallait attendre une heure avant le prochain. Enfin il arrive. Je m’informe tout de même au chauffeur si c’est le bon autobus. «Ben non! Le 400 pour Saint-Paul, il faut le prendre de l’autre côté de la rue». Bref après une autre demie heure de «patience» l’autobus arrive et nous partons enfin vers ce village qui lui, sera bien au rendez-vous et nous attendra bien assis sur son rocher. De retour à notre oasis, je regarde par cette large fenêtre et j’aperçois au large nos derniers jours de vacances. Encore ce soir lors de notre promenade sur le quai, nous allons étirer le temps…

André Verdet : Poète, peintre, sculpteur et céramiste français, mort à Saint-Paul-de-Vence en 2004.

Villefranche-sur-Mer, jour 10


Comme tous les matins depuis que nous sommes ici, le soleil est au rendez-vous. Agenda de la journée : Petit déjeuner, plage, déjeuner, Monaco et retour pour le dîner sur la rade de Villefranche. La journée pourrait être pire. Aujourd’hui nous décidons de prendre le train qui passe non loin de l’appartement pour nous rendre à Monaco, parce que la circulation y est très dense. La première surprise : 3 euro par personne, aller retour (4,21$). Le prix d’un bon café. Nous voilà à bord du TER Côte d’Azur-Monaco. Deuxième surprise : il y a plus de monde que l’on pense. Qui sont ces gens? Des locaux qui prennent le train pour leur déplacement quotidien et bien sur des tourismes. Chemin faisant nous pouvons voir à notre guise les villages et la mer, car nous suivons la Méditerranée jusqu’à destination. La gare de Monte-Carlo est creusée à même la montagne. Nous partons donc à la découverte de cette Cité-État.

Les premiers signes de l’homme dans le secteur dateraient de 300,000 ans. Les Ligures furent les premières tribus à s’y installer. Ils étaient originaires de Gênes en Italie. Puis tour à tour les Grecs, les Romains, les Gaulois et plusieurs autres peuples ont occupé le territoire. La première forteresse fut construite sur le «rocher» en 1215. Mais c’est vers 1297 que la Cité-État atteint son autonomie. Avant ça, elle était sous la dépendance de la République de Gênes dont les Grimaldi était la famille dirigeante. L’histoire moderne de Monaco commença à cette époque. La France, l’Espagne et l’Italie se sont partagé au cours des siècles sa propriété. Bref c’est en 1861 qu’une entente Franco-Monégasques assure la souveraineté de Monaco, dont la capitale est Monte-Carlo. C’est le deuxième plus petit état au monde. Le premier étant le Vatican. La population qu’on appelle les Monégasques est au nombre de 31100 et le nom Monaco vient du Grec «Monoïkox» qui veut dire «Une maison» aujourd'hui l'on pourrait dire «un palais». Les grandes attractions sont : le Musée océanographique, le Grand Prix, les Casinos, les jardins, son port de plaisance de même que le Palais Princier ou eu lieu une des plus belle histoire d'amour entre le Prince Rainier III et l'actrice américaine Grace Kelly. Celle-ci trouva la mort dans un tragique accident d'automobile en 1982.

Aujourd’hui, c’est un lieu de prédilection pour les grandes fortunes du monde qui viennent s'y détendre. L’immobilier étant aussi une source de revenu. Le mètre carré est évaluer à 35,000 euro soit 49,100$. Je ne crois pas qu’il existe ailleurs autant de richesse. Les maisons, les voitures et les bateaux ne se comptent même plus. Dans un stationnement de dix voitures par exemple, vous trouverez facilement 4 Ferrari, 2 May Back, 1 Maserati le reste étant des BMW ou des Mercedes. Il y a aussi de magnifiques jardins entretenus presque au peigne fin et au ciseau. Si la richesse est «monnaie» courante, rien ne vous empêche de vous installer au Café de Paris, face au splendide Hôtel de Paris et à côté du Casino et de siroter aussi bien du champagne, qu’une simple eau Perrier grenadine. De plus par les temps de grande chaleur, vous êtes aspergé aux 30 secondes d’une fine brume d’eau pour votre confort. Bref pour un instant vous pouvez vous prendre pour un aristocrate venu d’une île Grecque dans son Yacht à 5 million d’euro. Lors de notre passage, la ville était en pleine préparation pour le mariage du Prince Albert II qui devrait avoir lieu en juillet. Lors des reportages vous pourrez mettre des images sur ce que je vous dis. La vie est très chère, mais c'est un endroit à voir absolument, sans quoi votre visite en Côte d’Azur serait incomplète. Le temps passe trop vite et il va sûrement nous manquer du temps. Allez, à demain bon peuple ;o)x

jeudi 23 juin 2011

Villefranche-sur-Mer, jour 9


Cette neuvième journée nous l’avons passé à fouiner dans le village. Le seul endroit qui est plat, c’est sur la route qui borde la mer. Derrière la première rangée de maison c’est la montagne qui commence. Pour visiter le village il faut emprunter divers escaliers qui vous mènent jusque dans ses hauteurs. Tout en montant il faut vous retourner de temps en temps afin de voir le panorama qui s’étend sous vos yeux. En parcourant ces ruelles médiévales vous parcourez aussi  l’histoire. Il y a aussi plusieurs boutique, des restaurants, des boulangeries et boucherie et épiceries. Située entre Nice et Monaco, la baie de Villefranche-sur-Mer est un endroit ou les bateaux de croisières viennent régulièrement mouiller l’ancre pour une journée. De magnifiques villas sont accrochées à flanc de montagnes. Des maisons habitées à différents moments de l’année par les Tina Turner, Bono de U2, Elton John, Madona et autres. Des films y ont aussi été tournés tel que : Un James Bond, Jamais plus jamais avec Sean Conery ou Ronin avec Robert De Niro de même que plusieurs films français.

Les habitants s’appellent les Villefranchois et au sujet des habitants qui sont pour la plus part fort sympathiques, n’oublions pas que nous sommes dans le midi de la France. Alors rien ne va vite sauf les motos. Il y a même un restaurant ou nous avons dîné qui s’affiche comme suit : Si vous êtes pressé, allez ailleurs. C’est peu dire. Là ou c’est le plus visible c’est dans les restaurants. On vous installe et rapidement on vous explique le menu. Le service est très bon jusqu’au dessert. Alors là, c’est là que la patience est mise à rude épreuve. On vous fait choisir votre dessert et après patience. Enfin vous le recevez et rendu au milieu de ce dessert vous demandez votre café. Patience. Puis vient le temps de l’adition, pas de la facture. C’est «l’adition» encore là patience, patience. Soudain l’adition arrive et même si votre carte est sur la table, on ne l’a prend pas. Non! pas toute suite. Patience. Bref, il s’écoule presque le même temps entre le dessert et le paiement de l’adition qu’entre la présentation du menu et la commande du dessert. Par contre on ne vous pousse pas dans le dos. Lorsque vous assigne une table, elle est à vous pour la soirée si vous voulez. Même dans les plus grands restaurants ou café vous arrivez à l’heure des repas et vous commandez un café ou un Perrier, on vous sert sans passer de remarques. Si le matin le bistro n’a plus de croissant, vous pouvez aller vous en chercher à la boulangerie en face et les manger avec votre café sans problème. Dans le midi, la seule chose qui est pressé, c’est votre jus d’orange du matin.

Aujourd’hui après la plage nous avons visité le Village d’Èze et son jardin exotique. Ce village médiéval est perché à 429 mètres entre ciel et mer. Sur le même site on aurait découvert des traces du passage de l’homme datant de plus de 2000 ans AV. J.-C. Dans le jardin exotique vous retrouverez des dizaines et des dizaines de cactus de toutes les sortes, à travers desquels nous marchons sur des chemins de pierres aménagés à flanc de montagne avec toujours en toile de font la magnifique Méditerranée. Nous avons terminé notre après-midi sur une terrasse. Non une tonnelle comme ils disent. Comme je disais une tonnelle couverte de platanes, un des arbres que nous retrouvons beaucoup dans le sud de la France.

Comme il y a beaucoup moins de chose à visiter et que nous voulons profiter de la plage au maximum, ils se peu que mes textes soient plus court. Bonne nuit tout le monde ;o)x

mercredi 22 juin 2011

Villefranche-sur-Mer, jour 8

Note aux lecteurs les endroits en italique lire avec l’accent du sud de la Franceee.

Arrivée à Nice à 17h39. Nous sommes immédiatement abordé par un bagagiste, qui prend nos valises et nous dit de descendre d’un côté, pendant que lui va descendre par un autre et de ne pas nous inquiéter et surtout de faire attention au faux bagagiste. Tout pour nous rassurer. Nous le suivons un bon bout. Puis il disparaît. Une fois en haut, nous attendons avec impatience nos valises et nous trouvons le temps long. Soudain il apparaît chargé comme une mule. Nous allons prendre possession de notre voiture. Une Toyota Hybride automatique. C’est l’heure de la fermeture : «Vous montez au 6ième étage et votre voiture est là, simplee». Nous dit le préposé. Sauf que la voiture n’a pas de clé, mais elle a un bouton de démarrage. Moi, je n’ais jamais conduit de voiture semblable, j’ais beau appuyer et appuyer sur le satané bouton la bagnole ne démarre pas. Bref, un bon samaritain m’explique : « il le faut appuyer su le freing et appuyer su le bouton. Lâcher le bouton, lâcher le freing et appuyer su l’acélérateur et la bagnole démarree.» L’autre hic, la bagnole n’a pas de bras de vitesse comme la mienne. Elle a un tout petit mognon de vitesse, que tu n’enclenche pas. Non, tu ne l’enclenche pas, mais que tu fais seulement pousser vers la lettre D, R ou N. Vous attendez peut-être le P? Bé il est pas su le mognon le P, bé non, il est à côté du petit mognon, su la console  et c’est un bouton que l’on appuye et non pas qu’on enclanchee. Me dis-je.

J’avais demandé au préposé ou je pouvais prendre la rue Jean de Médecin, car pas con, j’avais mes itinéraires de Google Map. «Mais mon pauvre, vous ne pouvez plus prendre Jean de Médecin, bé non. Parce qu’ils ont mis le trameway». Alors, je peux passer par ou? Dis-je. «Bé, en sortant du pareking, vous tournez à droite et au premier feux, vous tournez à gauche, jusqu’à la meree et là vous tournez à gauche. C’est pas difficile vous savez. C’est tout droit pour Villefranche. Allez-zou bonne route».C’est vrai que tout ça été simple. Saufe que rendu à la mereee je n’avais pas le droit de tourner à gauche et d’aller tout droit comme il l’avait dis le monsieur et je me suis tapé presque cinq kilomètres de trafic avant de pouvoir revenir sur mes pas, pour aller tout droit jusqu’à Villefranche. Parce que nous étions dimanche 18h30 à Niceee et que le dimanche à Niceee il y a beaucoup de monde qui rentre de la plageee.

Nous arrivons à Villefranche-sur-Mer vers 19h30, une heure plus tard que prévu. Résultat Shelly, qui nous loue l’appartement n’est plus là, mais chez des amis. Elle envois donc quelqu’un nous ouvrir et l’on se donne rendez-vous après dîner vers 22h30. (Pour Shelly, pas d’accent, c’est une américaine qui vit sur la Côte. Elle a quatre appartements et une maison, qu’elle loue d’ordinaire à des américains qui viennent à l’Institue française des langues de Villefranche-sur-Mer pour des cours d’immersion de français. Nous allons donc dîner sur le port ou il y a de nombreux restaurants, pour tous les goûts. Nous avons opté pour un bon steak et comme dessert je me suis contenté d’une crêpe chocolat alors que Ginette c’est engouffré une gargantuesque coupe de fraises Chantilly. Pour une fois je n’étais pas le «cochon» de la soirée.

À 22h30 comme prévu nous rencontrons Shelly. Elle nous explique le fonctionnement de certains appareils, nous montre les places de rangements. Bref, on fait le tour de la propriétaire. Nous regardons la mer devant nous et nous endormons au son des vagues qui viennent mourir sur les bords du quai. Nous avons déjà hâte à demain. Allez, bonne nuit ;o)x

mardi 21 juin 2011

Paris / Villefranche-sur-Mer, jour 7


Nous petit-déjeunons tôt et de retour à l’appartement pour finaliser notre départ, prévu Gare de Lyon à 11h46. En descendant du taxi un type qui sent «le p’tit canard la patte cassée» nous aborde avec un charriot et nous offre ses services. Il s’aperçois que je suis quelque peu retissant, il nous rassure, mais je ne lâche pas les valises de vue. Il connaît la gare sur le bout des doigts et nous dirige à travers la gare. Pour qui ne le savent pas, les gares en France son énormes. Bref les 10 euros que je lui donne s’avère un bon placement. Le train est à l’heure et nous voilà parti en direction du soleil.
Comme le voyage va durer 5h39 et qu’il ne se passera pas grand-chose, j’aimerais vous faire une analyse sommaire de certains points de la vie parisienne :

Premièrement les pâtisseries, une fois pour toute, elles sont beaucoup moins dangereuses qu’on le pense. Elles ne contiennent aucun sucre ajouté et de plus comment quelque chose de bon, beau, sucré et crémeux peut être mauvais?

Lorsque vous commandez dans un restaurant, posez toutes les questions que vous avez à poser. Un serveur français ne pose à peut près pas de question. Parce que après, vous pourriez avoir ce genre de réponse : Ben voyons madame, il faut savoir. Si on m’le dit pas, j’peu pas deviner. Hein! Alors ça’sra?

Un café, peut être petit ou grand. Spécifiez. De plus si vous désirez un «café crème» ou plus simplement «un crème» là aussi il se peut qu’il ne soit pas pareil d’un endroit à l’autre. Certain on une mousse onctueuse et d’autre aucune mousse. Hein! Alors ça’sra?

La merde de chien sur les trottoirs. Beaucoup de légende urbaine là dedans. Avec tous les kilomètres que nous avons faits, nous en avons vu une fois seulement. Les autres fois on a marché dedans. Ben non! C’est une blague!

Beaucoup de femmes avec un enfant assise sur les trottoirs qui vous demande de l’argent pour repartir dans leur pays. En pleine cohue sur les boulevards les enfants de 5, 6 ans dorment dans leurs bras. Ça, ce n’est malheureusement pas une blague.

Les sandwichs dans le train, avec du pain de seigle, du fromage, du jambon et une salade riz/carotte enveloppé dans le plastique après une attente de ¾ d’heure, dégueulasse. Acheter votre sandwich avant de monter et si vous le pouvez dans une boulangerie avant d’entrer dans la gare.

Il y a énormément d’enfant sur les sites à visiter. Pas seulement des ados, mais aussi des enfants du primaire et nous avons même vu des colonnes d’enfants de maternelle. Sur le parvis du Louvre, de Notre-Dame. Dans la crypte archéologique des enfants discutaient sur le premier peuple à habiter le site de Lutèce. Nous nous sommes arrêté pour écouter leur discutions. Impressionnant. Je comprends mieux pourquoi les français aiment et connaissent tant leur histoire. Nous sommes loin de là.

Une dernière chose, la sécurité. Pour ma part je me sentais très en sécurité. Je parle ici des lieux touristiques on s’entend. Autour des principaux monuments, il y avait des soldats en tenue de combat et l’arme au point. Pour le reste la police était très présente avec un minimum de trois policiers par voiture. Et savez-vous quoi? Les paniers à salade de la police existent toujours en France. Ce qui n’empêche pas les mendiants dans les quartiers plus retirés, de dormir sur les coins des rues avec tout leur matériel de survie…c’est aussi ça Paris.

Bon! Il est 17h39 et nous arrivons en gare de Nice. Nous allons récupérer  notre voiture et se sera ma première expérience de conduite en terres française. Allez à plus tard! ;o)x